Archive GT Grenoble Demain

26 mai 2010

Le Groupe de Travail a été créé fin 2006, dans le cadre d’une Commission Urbanisme traitant alors à chaque réunion un grand nombre de sujets. Il s’est d’abord focalisé sur le centre ville, qui allait faire l’objet d’une opération pluriannuelle (dix ans), dotée de moyens considérables (55 millions d’euros), appelée « Cœur de ville, Cœur d’agglo », et destinée à requalifier et étendre le centre ville.

Il a essayé de définir un centre ville (le lieu où les fonctions et aspects de la ville atteignent leur paroxysme), de reconnaître les multiples centres de Grenoble (historique, administratif, commercial, de commandement, …), et d’identifier les multiples utilisateurs de ces centres, leurs préoccupations, leurs objectifs et les demandes résultant des différents usages, en s’attachant à faire ressortir les convergences ou divergences, voire les contradictions.

Il a également examiné le rôle des divers centres de la ville-centre dans l’agglomération grenobloise, en se demandant si celle-ci était mono-centrique ou poly-centrique et quels étaient les avantages et inconvénients de chaque type d’organisation spatiale.

Il s’est remis en question lorsqu’est apparu le projet « Presqu’île », destiné à créer un nouveau centre, fondé sur la recherche et l’innovation. Il a alors semblé indispensable de considérer Grenoble dans le cadre de son agglomération et de porter l’attention sur le devenir. Le Groupe s’est momentanément dénommé « Prospective Urbaine ».

Il a progressivement élaboré sa manière de fonctionner : combiner le travail pratique sur des projets et une réflexion globale sur la manière dont ils impacteront l’organisation et le fonctionnement de la ville ou de l’agglomération. Cela a amené à le dénommer « Grenoble demain », avec la volonté de travailler sur la cohérence, la pertinence et l’explicitation des grands projets et des grands phénomènes urbains.

Le Groupe s’est attaché à la première action de l’opération « Cœur de ville, Cœur d’agglo », le réaménagement des quais. Il a posé à Monsieur le Maire des questions sur la faisabilité des interventions, leur temporalité, leur harmonisation et l’irrégularité de l’information.

Quand cette première action a enfin démarré, il a contribué à la collecte de photos des quais de l’Isère, en vue de leur exploitation dans une exposition présentée à la Plateforme.

Et il a pris l’initiative de collecter l’avis des habitants de toute la ville. Il a monté et passé un questionnaire portant sur la majorité des questions qu’amène le réaménagement des quais. Les membres de la moitié des Unions de Quartier ont répondu, collectivement ou individuellement, et le Groupe a ainsi pu faire une copieuse synthèse des réponses (26 pages).

Le CLUQ fut ainsi à même de choisir, entre les trois façons d’aborder le réaménagement des quais qui étaient en compétition, celle qui répondait le mieux aux souhaits des habitants. Il a suffi de comparer le contenu des trois projets avec ces souhaits. C’est ainsi sur une base démocratique quantifiée que le CLUQ a fondé son choix, lequel reposait d’ailleurs également sur une appréciation qualitative positive. C’est le projet qui nous convenait le mieux que la Municipalité a choisi et la première impression qu’a récemment donnée le responsable de l’équipe semble confirmer notre avis.

Dans les intervalles que laisse le processus de choix du lauréat, d’élaboration du projet, le Groupe a travaillé sur une question qui agite actuellement nombre de quartiers, la densification. Elle est devenue le thème de la réunion publique que nous aurons tout à l’heure. Le Groupe a préparé cette réunion, en développant le questionnement sur la densification, en introduisant l’approche de ceux qui réfléchissent, les universitaires.

Sur le plan du fonctionnement, le Groupe repose sur des participants relativement peu nombreux (4 ou 5), mais fidèles, et il s’est récemment considérablement étoffé. Il semble susceptible d’aborder es questions d’urbanisme selon une approche nouvelle, combinant le concret, la réflexion et la préoccupation de l’avenir.